La naissance de la démocratie participative

La naissance de la démocratie participative

Pendant l’Antiquité, la place principale de la ville d’Athènes était le haut-lieu de la ville : les citoyens s’y réunissaient pour créer et voter les lois. Des siècles plus tard, voilà que l’Agora s’est nichée dans le creux de notre main : elle s’appelle Internet.

Cela nous semble si naturel, aujourd’hui : exprimer une indignation, émettre une idée, raconter son histoire… on s’exprime, on échange, on débat derrière nos écrans. Alors quoi de mieux pour sonder les citoyens qu’une application ? Qu’un forum ? Qu’un réseau social ?

La Civic Tech s’est développée à partir de ce postulat : le digital peut réveiller le vieux rêve d’une véritable démocratie participative, car la toile nous permet de prendre le pouls de la société. Mais parce que le sujet est sensible, le premier souci est celui de la confiance. Comment arbitrer entre les différentes voix qui s’élèvent sur les réseaux ? D’où viennent-elles vraiment, derrière l’anonymat qu’offrent les écrans ? Qui les contrôle ? Comment pouvons-nous être sûrs que nos opinions vont être respectées, et non pas manipulées, voire censurées pour servir certains intérêts ?

A l’heure où les Présidents s’expriment plus sur les réseaux sociaux qu’à la télévision (Donald Trump est le leader le plus suivi au monde sur Twitter #covfefe), le besoin d’un tiers de confiance capable d’assurer la fluidité d’un échange constructif se fait plus que jamais ressentir. Chez Fluicity, nous avons mis en place une solution numérique de consultation et de participation et de consultation citoyenne qui permet à chacun de contribuer de manière utile aux décisions collectives qui le concerne. Et qui permet aux collectivités et aux entreprises de recueillir les opinions en toute sécurité. Voici quatre missions que Fluicity assure pour instaurer une relation de confiance entre les élus et les citoyens.

Offrir une interface politiquement neutre qui n’exclut personne

Nombreux sont les citoyens qui ont des idées brillantes pour améliorer leur quotidien… mais comment les exprimer? Le moyen le plus classique de participer à la vie publique, c’est d’aller aux réunions publiques organisées par les mairies. Or celles-ci excluent deux types de personnes.

D’une part, certains se montrent frileux à l’approche des institutions: peur de se confronter à un mur, ou de ne pas être écouté car leurs idées ne vont pas dans le sens de l’élu. Grâce à son approche neutre et experte de la co-construction, Fluicity séduit ces personnes qui se méfient du côté institutionnel, et touche plus de gens que les dispositifs de participation traditionnels.

D’autre part, certains n’ont pas le temps de s’impliquer comme ils le voudraient: pris dans le travail, la vie familiale… le citoyen doit souvent mordre sur sa vie personnelle pour participer aux réunions publiques. Fluicity fait en sorte que tout le monde puisse proposer des signalements ou des idées pour améliorer son quotidien. Sébastien Lecornu, Ministre des Collectivités Territoriales, en a fait l’expérience: “les réunions à la Mairie sont traditionnellement organisées le soir et le week-end, cela laisse beaucoup de citoyens de côté. Avec Fluicity, on peut vraiment faire des sondages et mettre des idées en test auprès de tous les habitants”, raconte-t-il.

Donner la parole est à tous les citoyens : pas de censure possible !

Internet peut se révéler être un lieu bien hostile où les “trolls” répandent leurs messages haineux, en particulier sur les réseaux sociaux. Mais c’est aussi un formidable espace d’expression où tout le monde, même ceux qui ont les positions les plus opposées, doivent pouvoir échanger en sécurité. Entre modération et liberté, il est crucial de trouver un juste milieu. C’est pourquoi Fluicity prend en charge la modération de sa plate-forme : nous vérifions la conformité de chaque participation à nos CGU et à la charte de déontologie. C’est un gage de sérieux pour le décideur, qui se montre ainsi prêt à entendre toutes les opinions, y compris celles qui ne vont pas forcément dans son sens. Fluicity assure une transparence totale entre l’élu et les citoyens : impossible, par exemple, pour l’élu de supprimer un contenu sans s’expliquer. Ou encore d’ignorer une demande pressante. Comme l’explique Lindsay, citoyenne d’Aubange : « Fluicity prouve que ça ne sert à rien de râler chez soi ou sur les réseaux sociaux. On a fait une demande, on a été écoutés une première fois, on a été appelés une deuxième fois et le projet est quasiment lancé ».

Aller chercher une audience plus large

Nous vivons dans un monde où nous sommes extrêmement sollicités : savez-vous qu’en moyenne, nous regardons notre écran de smartphone 150 fois par jour? Chez Fluicity, nous ne voulons pas fragmenter davantage l’attention de l’utilisateur. Sur une seule et même interface, nous regroupons différentes consultations provenant de niveaux administratifs variés : collectivités, régions, ministères ou encore europe.. Cela nous permet de mutualiser les efforts de communication auprès des citoyens, et a fortiori, de toucher plus de monde.

Protéger les données des citoyens

Lorsque l’affaire Cambridge Analytica a éclaté, en mars 2018, des milliers d’utilisateurs de Facebook se sont sentis manipulés par le réseau social, accusé d’avoir exploité leurs informations. Chez Fluicity, nous avons pris l’ampleur de la nécessité de protéger les données personnelles de nos utilisateurs. Nous sommes responsable du traitement des données en conformité avec la réglementation RGPD, en tant qu’unique développeur et hébergeur de notre plateforme. Les informations issues de l’usage de la plateforme ne sont jamais exploitables à des fins de profilage des citoyens.

Chez Fluicity, nous tenons à offrir aux collectivités et aux citoyens un outil autonome pour diffuser, échanger, consulter… et décider. Parce que notre agora version 2018 est immensément vaste, elle doit être un espace où tout le monde peut s’exprimer en se sentant écouté et en sécurité.

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